Je voudrais que tu me dessines du bout des doigts
Ou peut être du bout de tes pinceaux
Je voudrais que tu m’enveloppes de ton aura
Ou que tu me couvres d’un long manteau

Manteau de couleurs sur la toile couché
Seule ma peau pour tout vêtement
Offerte à l’artiste assise ou couchée
La toile retranscrira mon image sûrement
Devant ton regard qui me dévisage
Tes yeux se portent sur mes courbes
Tu me jauges sans dosage
Peint moi, ne soit pas fourbe
Le pinceau glisse sur la feuille
Tes yeux légers sur moi, tu peins
Sans m’approcher, tu me cueilles
Le papier me capture, tu m’étreins
Fait voir ce que tu as fait de moi
Montre moi comme je suis couchée
Je ne cache rien de mon émoi
Ton œuvre, ta chose, j’en suis émoustillée
C’est moi sur l’illusion donnée
Recule moi que je vois mieux
La lumière, fait la danser
Sur le chevalet au beau milieu
Le tableau fini me laisse amère
Serait ce moi figée pour l’éternel
A jamais je ne serais éphémère
Pour tout habit mon corps de miel