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Evanescence

Evanescence

lieu d'épanchement et d'histoires au gré de mes divagations


Baiser encore

Publié par Alma Bertrand sur 4 Septembre 2025, 15:42pm

Catégories : #Histoire, #Citations

Un lit, la nuit, un corps. C’est un autre, autrement, mais c’est pareil, peu importe qui, où, comment, le refaire. C’est un lit, je ne suis pas là pour dormir, je ne suis pas là pour parler.

Recommencer.

Un lit, la nuit, un corps, je l’aime. Je ne suis pas là pour parler, je ne suis pas là pour dormir.

Recommencer.

Toute la nuit, un lit, un corps, autre, recommencer. Recommencer comme si je pouvais comprendre, comme s’il y avait une solution, autre. Le refaire encore.

La nuit, un autre, c’est sa main, ou alors la mienne, mais le refaire encore, le refaire comme si quelque chose nous avait échappé, il faut comprendre alors de nouveau je touche, je veux encore. Comprendre. Nos mains se cherchent, il y a des morceaux, des morceaux de nous éparpillés, on se rassemble.

Toute la nuit, un lit, un corps, autre, recommencer. Mais c’est pareil, des sexes durs, pareils, des doigts sur moi parfois tendres, parfois brut, mais c’est les mêmes. Des doigts qui se faufilent, effleurent l’enflure du sexe, parcourent, c’est amadouer pour me baiser, toujours, je sais, je fais pareil de mes doigts qui se faufilent, effleurent l’enflure du sexe, c’est pour le baiser. Ce corps. Autre.

Recommencer.

C’est rejouer, comme une chanson, la remettre, rejouer l’intro, écouter un instant et la remettre, encore, quelques notes et rejouer, parce que c’est trop long, parce qu’il y a l’urgence de recommencer, parce qu’il faut bouger, s’agiter, oublier, et se rappeler aussi, c’est comment déjà ? refaire la même émotion, encore.

Rejouer, l’entendre autrement sans que rien ne change.

Parce qu’il y a l’urgence.

Un autre corps, dans la nuit, dans un lit, autre, m’enveloppe, serre son sexe contre mes fesses, le sexe devient dur, il était mou et doux, il se durcit mais reste doux. Ce corps se frotte, vite, il dit des mots de sexe, vite je sens le foutre, d’abord c’est chaud vraiment très chaud et, aussitôt c’est froid.

Recommence. Refait le. Pour comprendre. Je ne suis pas là pour dormir, je ne suis pas là pour parler. Un autre corps, je l’aime lui aussi, j’imagine, je suis là pour baiser, je le tiens, il ne doit pas partir, il doit me donner tout, sa queue, son cul, sa bouche, son foutre, son foutre je le bois pour le garder, lui, ce corps, parce que je l’aime. On va finir notre vie ensemble, alors recommence, encore. Recommence toute la vie.

Un lit, la nuit, un corps, je tâtonne, je cherche, ma bouche butine le thorax, l’abdomen, cherche le sexe, le lèche, l’avale, le presse comme un fruit trop juteux, le lape, en dérobe la moindre goutte, comme pour me mettre une idée, pour me faire comprendre.

Un lit, un corps, autre, je dors, il rentre sa queue dans ma chatte, il recommence, ma chatte est tendre, moite, encore, il recommence beaucoup de fois, je l’aime, il m’aime, il a des projets, il m’écoute mais moi je ne suis pas là pour parler, ma chatte est élastique sa queue elle rentre bien, profond, ma chatte il faut qu’il la baise beaucoup, toute la nuit, au matin encore, une cinquième fois, je dis cinquième mais je ne sais plus, au delà de trois on ne peut plus compter, on a oublié, il faudrait réfléchir.

Recommence.

J’attrape son sexe, un autre sexe, mais c’est pareil, je l’aime, je recommence. Je veux faire ce que je veux, au maximum, son sexe, que jamais il ne dise non, je le réveille, « encore » je dis, sa bouche doit dire « oui », encore, « j’ai sommeil », jamais ! J’ai envie de l’exciter, je veux que sa bouche supplie, qu’elle me supplie de manger son sexe parce que je l’aime. Je lèche ses fesses, j’avale ses doigts, son corps je veux qu’il fasse n’importe quoi, sans penser, qu’il me prenne comme il veut. Je lui met un doigt et puis deux, je veux que sa bouche elle me supplie de continuer.

Recommence.

Une, deux, trois fois, déjà, encore, plein de fois. Un autre, un homme, je reçois son foutre, sur le corps, dedans, je prends tout, au besoin je le vole, il prend sa queue dans ma chatte, il recommence, ma chatte est tendre, encore, moite de son foutre, ou d’un autre, peu importe ça se mélange bien, parfois je mélange leurs noms, peu importe lui me baise bien, fort, je l’aime, l’autre aussi, il me baise fort, j’alterne.

Recommence, c’est un nom, un autre nom, c’est pareil, je lèche son sexe, c’est une rencontre, dans ce lit, dans la nuit je rencontre son corps, je dormais et j’ai sentis ça, son corps, je le connais, c’est le même, c’est chaud, ça me donne du chaud et le chaud c’est bon alors je lui met la langue, c’est chaud, organique, je tête son sexe, il est mouillé, il dégouline, je veux le miel et le lait, l’abondance, je l’aspire, c’est vivant le sexe bouge, s’organise, je met ses doigts dans ma chatte, juste pour savoir comment je l’aime, oui je l’aime sans savoir.

Encore un autre ou un autre, parfois je ne sais plus, c’est le même, celui qui recommence, il faut le refaire, toujours, je suis là pour ça, baiser. Je le connais ce corps et je l’aime, avant j’écoute, avant je bois un verre, souvent je ris, parfois je parle, mais surtout je veux le baiser, encore. Je me demande si ça lui brûle le sexe comme ça ? cette envie de baiser. Cette envie de le refaire, baiser ma chatte, ou ma bouche, m’enculer, me remplir de foutre, m’en enduire le corps. Moi je veux le faire jouir, son corps il doit jouir, qu’il me laisse faire, c’est que je l’aime mais surtout, c’est moi qui décide. On se manipule, on se retourne, on s’efforce, je veux sentir sa force, cette force de me baiser comme une envie irrépressible de me prendre, de me prendre juste pour baiser.

Celui-là baise bien, il me prend fort, vite, comme un objet, il joue bien, je le rend fou, son corps est fou de me baiser. J’exulte, c’est encore plus fort que de jouir, ça, donner l’envie de perdre tout jugement, donner de la folie soudaine, m’échappe, là, dans mes bras, son corps s’arc-boute, me plaque, me maintienne, fort juste parce qu’il n’y a pas d’alternative, plus d’issue, parce qu’on ne peut plus faire autrement.

C’est la même chose, c’est a un autre nom mais c’est la même chose, et je l’aime.

Recommence.

Je l’aime, je l’aime sans ça on ne baiserait pas, je ne baise que si j’aime. Pas de coup d’un soir, je l’aime et c’est pour toujours, ce corps je pourrai le baiser toujours, ça fait tellement chaud dans ma chatte, il faut bien faire quelque chose.

Recommencer.

Un lit, la nuit, un corps ça recommence. C’est un autre, autrement, mais c’est pareil, peu importe qui, où, comment, ça recommence. Il a un nom, un autre nom, je l’aime pour toujours. Je l’ai vu et j’ai su que c’était lui, lui qui allait me réparer, recoller mes morceaux.

Recommence.

Regarde c’est facile, on baise, prête moi ta queue, je te montre, voilà tu met ton foutre un peu partout, ça recolle, ça répare, ça soigne. Il a un nouveau nom celui là, c’est le même mais je l’aime, il a beaucoup de foutre et souvent. Il m’aime. Dis comme ça on ne croirait pas, mais si, il m’aime, il me le dit, il en pleure mais il ne comprend pas que je suis un objet, qu’il suffit de me baiser, le reste c’est pas grave, la vie le reste, c’est pas important. Il dit que si, c’est important, que baiser c’est faire l’amour, je dis OK, pourquoi pas tant qu’on baise. Il dit que c’est pas possible de vivre comme ça, parce qu’il faut s’aimer. Je ne comprends pas. Je l’aime moi. Il s’en va, pourtant si je l’aime, même si c’est un autre nom mais toujours le même.

Recommence.

Je suis moi et je suis toutes.

Alma Bertrand

Blog: "Crapuleuse"  https://crapuleuse.wordpress.com/2025/06/16/hello-world/

 

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